port of harlem magazine
 
Niani Gallery in Alexandria, VA

 
Granting Citizenship to Black Americans Is Fixing History and Investing In The Future
Accorder la citoyenneté aux Afro-Américains, c'est réparer les injustices du passé et investir dans l'avenir.
 
Jan 22, 2026 – Feb 04 2026
 
Meagan Good



Granting Guinean citizenship to Meagan Good and her husband, Jonathan Majors, is a very good decision. It is symbolically strong and, strategically, particularly important. This act goes beyond a simple administrative measure and could, if the State takes it well, contribute to a broader vision of historical reconciliation, memorial justice, and tourism and investment development in Guinea.

Guinea, like many African countries, has been deeply marked by Negro trafficking. The Boké and Boffa regions were among the major starting points from which thousands of Africans were uprooted and deported to the Americas. Therefore, Guinea is directly concerned about the situation of the black diaspora on the American continent and in Europe.

As our compatriot Paul Théa often reminds, these locations still carry the silent stigmas of this historical tragedy and are places of memory of capital importance, too often absent from the great international narratives about slavery.

Offering citizenship or forms of residence to descendants of Africans deported from our shores is a concrete way to recognize this historic responsibility and to engage in a symbolic repair process. It is also an opportunity for Guinea to value these areas as sites of memory, collection, and transmission, likely to become major poles for memorial and cultural tourism, in the image of what Ghana has successfully developed.

Beyond its historical and moral dimensions, this policy also offers considerable economic, cultural, and diplomatic benefits. Members of the African-American and Caribbean diaspora often possess skills, international networks, investment capabilities, and cultural and financial capital that can contribute to local development, particularly in these historically affected regions, while strengthening the country’s overall attractiveness. Ghana got it right with its Right of Abode program and memorial initiatives, which have strengthened its international reach while generating tangible economic outcomes.

Guinea would therefore win by institutionalizing this approach. It would, besides, be appropriate to create, within the Ministry of Tourism or the Ministry of Foreign Affairs, a section responsible for issues of return, naturalization, special residence, and accompaniment of the Afro-descendant diaspora. Such a structure would be a decisive step and could serve as a one-stop shop, facilitating administrative procedures, installation, investment, and cultural integration.

Finally, contrary to what some Guineans think about xenophobic tendencies, granting citizenship is not a bad thing. On the contrary, this is a very good thing for Guinea's image, as it allows the country to be better known, and not just through the negative aspects that are often highlighted. Several press articles have been published in Guinea following this act. It is also essential to understand that encouraging our diaspora cousins in America and the Caribbean to return, settle, and invest in Africa is not a charity act but a strategic partnership. They need Africa to reconnect to their roots and rebuild an identity sometimes fragmented by history. Africa, and Guinea in particular, needs their energy, expertise, and voice to weigh more on the world stage.

It is in this respectful, history-conscious, organized collaboration between Guinea and the Black Diaspora, wherever they are from, that a true cultural, economic, and memorial rebirth could be born.
Note:
Contributor Abdoulaye J. Barry created ADLaM, the first writing system for Pular, revolutionizing literacy for millions of Fulani speakers worldwide. He has graced The Port of Harlem Gambian Education Partnership by providing some translations for the upcoming permanent exhibition in The Gambia: “Trans-Atlantic Human Trading and The Gambia’s Overflowing Significance.” Learn more about him, the exhibit, and ADLaM in upcoming Port of Harlem magazine issues.

Accorder la nationalité guinéenne à  Meagan Good et à son époux, Jonathan Majors, est une très bonne décision. Elle est symboliquement forte et, sur le plan stratégique, particulièrement importante. Cet acte va au-delà d’une simple mesure administrative et pourrait, si l’État s’y prend bien, s’inscrire dans une vision plus large de réconciliation historique, de justice mémorielle, ainsi que de développement du tourisme et de l’investissement en Guinée.

La Guinée, comme de nombreux pays africains, a été profondément marquée par la traite négrière. Les régions de Boké et de Boffa ont notamment été des points majeurs de départ à partir desquels des milliers d’Africains ont été arrachés à leur terre et déportés vers les Amériques. Par conséquent, la Guinée est directement concernée par la situation de la diaspora noire installée sur le continent américain, mais aussi en Europe.

Comme le rappelle souvent notre compatriote Paul Théa, ces localités portent encore les stigmates silencieux de cette tragédie historique et constituent des lieux de mémoire d’une importance capitale, trop souvent absents des grands récits internationaux sur l’esclavage.

Offrir la nationalité ou des formes de résidence à des descendants d’Africains déportés depuis nos côtes est une manière concrète de reconnaître cette responsabilité historique et d’engager un processus de réparation symbolique. C’est aussi une opportunité pour la Guinée de valoriser ces espaces comme des sites de mémoire, de recueillement et de transmission, susceptibles de devenir des pôles majeurs du tourisme mémoriel et culturel, à l’image de ce que le Ghana a su développer avec succès.

Au-delà de la dimension historique et morale, cette politique présente également des avantages économiques, culturels et diplomatiques considérables. Les membres de la diaspora afro-américaine et caribéenne disposent souvent de compétences, de réseaux internationaux, de capacités d’investissement, ainsi que d’un capital culturel et financier susceptibles de contribuer au développement local, notamment dans ces régions historiquement touchées, tout en renforçant l’attractivité globale du pays. Le Ghana l’a bien compris avec son programme de « Right of Abode » et ses initiatives mémorielles, qui ont renforcé son rayonnement international tout en générant des retombées économiques tangibles.

La Guinée gagnerait donc à institutionnaliser cette démarche. Il serait d’ailleurs pertinent de créer, au sein du Ministère du Tourisme ou du Ministère des Affaires étrangères, une section chargée des questions de retour, de naturalisation, de résidence spéciale et d’accompagnement de la diaspora afro-descendante. Une telle structure constituerait un pas décisif et pourrait servir de guichet unique, facilitant les démarches administratives, l’installation, l’investissement et l’intégration culturelle.

Enfin, contrairement à ce que pensent certains Guinéens aux tendances xénophobes, l’octroi de la citoyenneté n’est pas une mauvaise chose. C’est au contraire une très bonne chose pour l’image de la Guinée, car cela permet au pays d’être davantage connu, et pas seulement à travers les aspects négatifs qui y sont souvent mis en avant. Plusieurs articles de presse ont d’ailleurs été publiés sur la Guinée à la suite de cet acte. Il est également essentiel de comprendre qu’encourager nos cousins de la diaspora en Amérique et dans les Caraïbes à revenir en Afrique, à s’y installer et à y investir n’est pas un acte de charité, mais un partenariat stratégique. Ils ont besoin de l’Afrique pour se reconnecter à leurs racines et reconstruire une identité parfois fragmentée par l’histoire. L’Afrique, et la Guinée en particulier, a besoin de leur énergie, de leur expertise et de leur voix pour peser davantage sur la scène mondiale.

C’est dans cette collaboration respectueuse, consciente de l’histoire et organisée entre la Guinée et la diaspora noire, d’où qu’elle vienne, que pourrait naître une véritable renaissance culturelle, économique et mémorielle.

 
 
eturn to first page
 
 
sign up



follow us on
facebook instagram twitter youtube
Advertisers | Contact Us | Events | Links | Media Kit | Our Company | Payments Pier
 
Press Room | Print Cover Stories Archives | Electronic Issues and Talk Radio Archives | Writer's Guidelines